Image Image Image Image Image Image Image Image Image

11 mai

Publié par

Frelon asiatique : Des réponses à vos questions

11/05/2015 | Publié par |

Dans le cadre de l’enquête sur le frelon asiatique, Eric Darrouzet, Chercheur à l’Université de Tours et expert en Vespa velutina a répondu à des questions posées par les apiculteurs :

Est-ce que la présence de Vespa Crabro ralentit la progression de Vespa velutina ?

Nous n’avons pas de données scientifiques sur cet aspect. Toutefois, nous avons observé des comportements agressifs de Vespa crabro parfois vis-à-vis de Vespa velutina, en particulier sur des sites d’alimentation (ruchers, fruits au sol…).

La source génétique des individus à l’origine de l’implantation peut-elle se dégénérer et permettre une disparition naturelle du frelon asiatique ?

Initialement, un faible nombre d’individus a été introduit en France, probablement une seule reine. Dans ce cadre, il est possible d’envisager qu’en raison de la consanguinité, il y aura à terme un impact sur les colonies de frelons asiatiques. L’avenir le dira. A l’heure actuelle, nous observons encore une augmentation du nombre de colonies.

Les abeilles de chez nous vont-elles un jour développer une méthode de défense comme Apis cerana ?

Certains ont observé des abeilles formant une petite boule sur un frelon asiatique attaquant une ruche. Cette défense rappelle le mécanisme développé par Apis cerana (l’abeille asiatique). Les ouvrières Apis cerana se massent à plusieurs dizaines d’individus autour d’un frelon, elles battent des ailes, ce qui fait monter la température à 47 °C au sein de la masse où se trouve l’agresseur. Ce dernier meurt par hyperthermie. Néanmoins, comme il y a beaucoup moins d’abeilles Apis mellifera qui participent à la formation de cette « boule », elle ne semble pas efficace. De plus, Apis mellifera cherche probablement à piquer l’agresseur, plutôt qu’à tenter de le tuer par hyperthermie. Des colonies d’abeilles Apis mellifera ont été introduites en Asie depuis une cinquantaine d’années ; à ce jour, les colonies de mellifera ne semblent toujours pas capables de se défendre efficacement contre Vespa velutina.